La famille de Bonne-Maman

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J’ai retrouvé ces photos de la famille de ma grand-mère maternelle. Nous l’appelions Bonne-Maman mais elle s’appelait Germaine Louisgrand. Ses parents étaient pharmaciens à Villefranche-sur-Saône. Bonne-maman était l’aînée et elle avait trois sœurs (Elisabeth, Marie Thérèse et Andrée) et quatre frères (Robert, Jean, Marcel et Pierre) ;  une famille nombreuse comme il y en avait tant à l’époque.

Sur cette photo, l’oncle Robert décore l’oncle Marcel, Place des Terreaux à Lyon en 1961. L’oncle Robert, colonel dans les spahis (cavaliers du désert, anciens mamelouks) et jésuite, a passé une grande partie de sa vie au Liban dans un collège chrétien. Ma mère et ses frères et sœur l’aimait bien car il avait eu des tas d’aventures et avait toujours plein de choses à raconter. Il avait perdu un tympan lors de l’explosion de l’hôtel King David, en 1946. Il est d’ailleurs enterré à Beyrouth, dans le collège où il enseignait.

L’oncle Marcel était commissaire de police à Marseille. L’oncle Jean fit également sa carrière chez les jésuites, à Lyon, où il enseignait la philosophie. Ma mère se souvient qu’il venait parfois à Grenoble, pour faire de la montagne et qu’il passait voir sa sœur à cette occasion. Ma mère et ses frères et sœur l’aimaient beaucoup car il les faisait jouer et leur faisait peur en se déguisant en fantôme.

Voici l’oncle Pierrot, commissaire aux Renseignements Généraux à Lyon, et tante Mi-Thèse. Elle a fait toute sa carrière aux petites sœurs des pauvres, dont elle a même dirigé une maison. Elle a longtemps été en poste à la maison mère, à La Tour-Saint-Joseph, en Bretagne, avec sa sœur Elisabeth.

Tante Dédée est longtemps restée célibataire, travaillant à domicile (tricotage mécanique de chaussettes) mais aussi comme assistante sociale pour la mairie de Villefranche sur Saône et s’occupant de sa mère après le décès de leur père. A la disparition de leur mère elle entra  elle aussi aux petites sœurs des pauvres.

Bonne Maman fut donc la seule avec l’oncle Marcel  et l’oncle Pierrot à se marier et à avoir des enfants. C’était une femme de caractère qui avait passé son permis de conduire à l’âge de 28 ans.

 

 

 

 

 

 

 

Jacques Birebont

 

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