Histoire d’Arditeya

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La villa Arditeya, demeure d’origine de l’EHPAD actuel, s’appelait initialement « Dotezakenia », c’est-à-dire « la maison Dotezac » (la terminaison basque « enia » signifiant « maison de ») du nom de son constructeur, le docteur Albert Dotezac (maire de Cambo-les-Bains de 1896 à 1900).

 

Sa construction date de l’année 1923. Le docteur Dotezac, qui demeurait auparavant à la villa Cyrano, y fixa son habitation avec sa famille, et y vécut jusqu’à son décès à l’âge de 95 ans, en 1933.

Après son décès, deux de ses sœurs qui vivaient avec lui (l’une célibataire, Mlle Dotezac, l’autre mariée, Mme Brouillot) vendirent Dotezakenia et l’essentiel de son mobilier et allèrent vivre dans un appartement loué à Cambo-les-Bains (maison Dorrea).

La propriété fut achetée par un Monsieur Wendel, ancien banquier qui vivait jusque-là à la villa La Bergerie, aujourd’hui démolie, qui se trouvait au sommet de la colline du même nom. Il vint s’établir à Dotezakenia dont il changea le nom pour l’appeler « La Bergerie ».

Pendant l’occupation allemande, M.Wendel qui était d’origine allemande, se compromit avec l’occupant, qu’il recevait habituellement et somptueusement. A la libération, M.Wendel tenta de fuir en Espagne avec sa femme, mais ils furent interceptés à la frontière à Hendaye.

Il fut arrêté, emprisonné et jugé. Le jugement prononça entre autres peines, la confiscation de ses biens. La Bergerie devint ainsi propriété de l’État.

C’est alors que l’abbé Courtelarre négocia son achat avec l’administration des Domaines au nom d’une association qu’il venait de fonder. C’est lui qui rebaptisa la demeure sous le nom « Arditeya ». La traduction littérale de ce mot basque est « la maison des brebis », c’est-à-dire La Bergerie.

Le 5 septembre 1944, l’association est donc initialement créée sous le nom de « Centre de rééducation de Cambo-les-Bains » par M. l’abbé Courtelarre en vue de l’acquisition de la demeure d’origine. L’objet social dans les statuts de cette association est « la rééducation des tuberculeux ». Il créé ce centre pour les jeunes personnes qui sortent du sanatorium afin de les former aux métiers de relieur, cordonnier, radio, aide-comptable et couturier.

Initialement dans les locaux de « la petite Thérèse », en mars 1945 un atelier est construit à Arditeya pour la branche masculine. Un atelier de même type est constitué pour la branche féminine. La villa Argia à Cambo est louée pour cet effet.

En 1948, l’association ouvre l’école d’infirmerie Argi qui perdurera jusqu’en 1971. Cette école, initialement située à la villa Argia, est transférée en 1951 à Arditeya suite à la fermeture de la branche masculine.

De 1953 à 1955, le projet de construction d’« Artzaindeia » est réalisé. Cette demeure abrite des prêtres malades.

Ces derniers bâtissent « la Chapelle aux icônes » à partir de 1960 sur le site d’Artzaindeia. Inaugurée en 1964, la décoration intérieure de la chapelle commença dix ans plus tard par Albert Proux, peintre originaire de St Pée sur Nivelle. Artzaindeia sera ensuite vendu pour le financement des travaux de réhabilitation qui débuteront en 2004. La chapelle aux icônes reste quant à elle propriété d’Arditeya

Le 21 novembre 1961, le « centre de rééducation de Cambo-les-Bains change de nom et devient le « Centre Arditeya », appellation actuelle de l’association. Un additif à l’objet associatif est également mentionné : « création, fonctionnement et entretien de toutes œuvres destinées au soulagement des malades ou vieillards ; création, organisation ou entretien d’école d’infirmières et de toutes œuvres de caractère médical ou social ».

Ces changements de statuts permettent d’« officialiser » l’activité menée depuis quelques années déjà par l’association. Ils sont également motivés par la demande du premier agrément préfectoral à l’aide sociale.

Le 19 novembre 1962, la maison de retraite Arditeya est créée et obtient un agrément de 18 lits.

En 1964, un projet de construction de plusieurs pavillons pouvant accueillir au total 45 personnes complémentaires voit le jour. La volonté de l’association est de s’occuper des personnes impotentes.

Le 5 mars 1970, l’association « Centre Arditeya » modifie une fois encore son objet social qui devient : « création, organisation ou entretien de toutes œuvres de caractères médical ou social destinées au soulagement des malades ou des vieillards et spécialement des prêtres du diocèse de Bayonne ». Ce nouvel objet social tient compte à la fois de la fermeture de l’école d’infirmière et de l’accueil des prêtres âgés sur Arditeya.

Le 28 septembre 1971, une nouvelle extension de capacité est accordée pour 14 lits supplémentaires portant à 77 la capacité totale de l’établissement. Cela correspond à l’ouverture d’un pavillon réservé aux prêtres (pavillon qui s’appelle actuellement « Bergerie »).

Le 10 décembre 1974, la Direction de l’Action Sanitaire et Sociale valide une extension complémentaire de 9 lits amenant la capacité totale à 86 lits. S’en suit la construction en 1975 du pavillon « Baigura 2 ».

Le décret du 22 novembre 1977 autorise la création des cures médicales en maison de retraite. L’association obtient le 1er juillet 1979 un agrément de 25 lits, complété par 15 lits complémentaires en 1998.

 

En 1993, est inauguré le « Pavillon Courtelarre ». Un transfert des prêtre est réalisé sur ce nouveau pavillon qui leur est destiné.

En 2004, un programme de réhabilitation débute sur les pavillons Ursuya, Rhune, Baigura et Bergerie avec la construction d’un bâtiment faisant la jonction entre les deux premiers pavillons cités. C’est au total 56 chambres réhabilitées ou créées et une surface complémentaire de 900 m². Ces travaux se sont achevés en avril 2009 avec une dernière extension de capacité de 6 lits portant à 92 le nombre de lits de l’établissement.

Les travaux de réhabilitation terminés en avril 2009, l’établissement s’est attaché durant l’année 2010 à la réalisation des aménagements extérieurs avec la création d’un parking et l’aménagement de la place centrale afin de sécuriser l’environnement des résidents.

 

 

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