Hygiène, tabous et accessoires 1950-1980

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Nous avons souvent témoigné des bons moments partagés, des métiers et pratiques ancestrales pérennes ou respectueusement prolongés, des lieux conservés ou réhabilités et des aménagements nouveaux effectués…

D’un tout autre genre, alors que la parole des femmes commence à se libérer enfin sur des faits sociétaux, je crois souhaitable, en 2017, de ne pas occulter le « tiroir » salle-de-bain-hygiène et certains désagréments ordinaires de la fillette de 1950 et de la jeune-femme des années antérieures à 1980, vécus dans la transformation du corps de la puberté à la vie adulte. Dire le beau, se souvenir du bien… parfait… mais il y avait aussi des choses moins intéressantes et plus difficiles à vivre… Parlons-en aussi…
A la puberté des jeunes membres du clan, de la tribu ou de la famille, certaines ethnies célèbrent le passage de l’enfance à l’âge adulte par des rites initiatiques au cours desquels garçons et filles subissent dans leur chair des mutilations, inclusions, perforations et scarifications, avec dévoilement et exercice des pratiques sexuelles en vue de la perpétuation de l’espèce ou de la race afin d’assurer la survie du groupe… Notre monde judéo-chrétien, dit civilisé, ritualisait en quelque sorte spirituellement ce temps vers la douzième année par les Sacrements de Communion Solennelle en robe blanche vaporeuse et bonnet de dentelles, mantille ou couronne de fleurs blanches et de Confirmation, protégeant ses filles comme des oies blanches jusqu’à leur majorité où le mariage était alors permis, conseillé par le Code Napoléon de la Famille où elles arrivaient vierges et ignorantes de tout ce qu’une vie sexuelle et familiale leur réservait de surprises, plus souvent de déceptions, avec, pour tout viatique, montre, bracelet, réveil, Missel et Livre d’Heures….

Les règles, la « serviette hygiénique » et le « tampon ».

Mais que m’arrivait-il donc ce midi de mes treize ans avec ce « premier sang »?… La possibilité future d’être gravide et mère… moi qui n’ai jamais ressenti le désir d’enfant !!! Et mon corps n’eût-il pas eu ce saignement qu’il eût fallu consulter. Un traitement hormonal n’a pas été utile : mon corps fonctionnait « normalement »… Ouf !
Ce premier sang de 1960 marquait le début de la longue « litanie » des cycles lunaires en menstruations répétitives douloureuses et gênantes que je savais devoir durer jusqu’à la ménopause à l’âge environ de cinquante-trois ans, passé l’an 2000 !!!!… Tant l’astreinte physique était pesante et pénible, cette fin, même éloignée, m’encourageait à l’espérer et à la
souhaiter… plutôt que cet enfer !!! Alors j’ai dû inclure dans mon vestiaire la fameuse « culotte hygiénique » nylon doublée plastique imperméable contenant les fuites, la « serviette hygiénique » coton soumise à rinçage, lavage et séchage, et la ceinture élastique à deux arceaux de coton pour le maintien de la serviette pliée et épinglée. L’attirail vaut que l’on s’y arrête, car les générations actuelles ne peuvent pas imaginer les contraintes de l’adolescente d’alors à cheval sur la « balançoire à minet » !
La serviette était taillée dans une bande de coton blanc tissé rectangulaire de 40 cms de long environ sur 30 cms de large dont la partie centrale plus épaisse était en tissu éponge bouclé. Dans le sens de la largeur on la pliait en trois généralement. On enfilait la ceinture hygiénique à la taille. Dans un arceau de la ceinture on engageait une extrémité de la serviette ; on la repliait et on l’épinglait avec une épingle de nourrice. On faisait tourner l’ensemble de façon à disposer la partie éponge de la serviette entre les jambes, et, à cheval sur la serviette, on engageait son autre extrémité dans l’arceau de devant qu’on épinglait à son tour avec une deuxième épingle à nourrice. Cela ressemblait un peu au harnachement de ceinture de l’Indien d’Amazonie dans sa pirogue ! Puis, on enfilait la culotte hygiénique imperméable et douillette dont le plastique durci et fendu au fil des lavages piquait l’épiderme fessier. Vous pouvez imaginer le confort qu’offrait ce dispositif lors des cours de gymnastique, les mots des parents demandant dispense de sport pour leur fille en raison d’une «indisposition» dont personne n’était dupe, les retournements par crainte de taches rouges vestimentaires postérieures, et bienheureuse petite quand l’épingle double ne s’ouvrait pas !!! Laquelle d’entre les femmes n’a pas eu son matelas taché, ou été surprise lors du Baccalauréat par une fuite inattendue qui la mettait dans la honte la plus grande ? Pas question de mettre un pantalon en cette période : la mode n’en n’était pas courante, et nous  restions en jupe dans un monde de jupes. Bien des années plus tard, en milieu industriel, j’avais été soupçonnée avoir mes règles, lorsque professionnellement, en raison d’une réunion officielle à laquelle j’étais conviée, je préférais un tailleur jupe à un jean trop moulant !!!
En établissement scolaire, l’externat permettait de revenir à midi se changer à la maison. Mais la demi-pensionnaire déjeunant à Bayonne au Foyer de la Jeune-fille tenu par les Sœurs de Saint-Vincent de Paul avec leurs grandes cornettes, se changeait sur place et ramenait le soir à la maison dans une poche en papier la serviette souillée gardée à l’intérieur du cartable !!! Bonjour la honte et la nuisance olfactive !
En tout temps, et à plus forte raison encore lors d’un séjour loin de son domicile, il fallait prévoir le stock nécessaire selon la durée du déplacement, et autant de place perdue pour autre chose dans le bagage à main. Le principe même du cycle étant de se reproduire, la « période » revenait ! Dans ces cas, il était évident qu’une semaine de vacance était ordinairement sacrifiée…parce que « Caroline », « Sophie » et « Bambinette » s’invitaient tous les 28 jours !!!
Le progrès incontestablement considérable de la « serviette hygiénique jetable » est arrivée en pharmacie vers 1950 sous la marque anglo-saxonne « Ruby ». Il s’agissait d’une bande ouatée molle sous un filet qui s’accrochait également sur la ceinture. D’abord d’usage exclusif voyage, elle a rapidement détrônée la serviette lavable, mais pas dans tous les milieux car elle était considérée comme un luxe onéreux. De plus, dépourvue de partie adhésive sous-jacente, elle glissait ou se décalait favorisant les fuites latérales. Elles furent commercialisées en grandes surfaces dans les années 60. Les serviettes actuelles et protège-slips sont infiniment plus discrets, adhésifs et étanches. (En 1987, certaines moniales employaient des serviettes lavables, et il se vend en 2017 des serviettes lavables en coton bio d’un modèle plus élaboré, sans ceinture et avec pressions…).
Outre la serviette jetable, les tampons de la marque « Tampax » (avec ou sans applicateur) ont bouleversé la vie sportive des jeunes filles et jeunes femmes en permettant, notamment, les baignades estivales et la natation en piscine. Il existait aussi des tampons « O.B. » plus fins et moins douloureux à placer par les jeunes-filles (sans applicateur). Mais attention à ne pas perdre le cordon pour l’enlever…Si ces tampons assuraient un certain confort, ils favorisaient aussi la macération vaginale.
On parle peu aussi du phénomène social vexant dont la jeune fille réglée a pu être l’objet, risée et réflexions blessantes du genre : « …elle a ses ragnagnas !!!» pour expliquer ses mouvements d’humeur. Les garçons pouvaient-ils comprendre les douleurs physiques du bas-ventre et les migraines, les gênes, vexations et frustrations ressenties du fait de ce handicap féminin qui les faisait s’exclure de certaines activités à ce moment précis, et donc de ne pouvoir être libre de partager un temps de réjouissance peut-être ? Mentionnons aussi les angoisses des règles irrégulières de survenue ou de durée, engendrées par du retard ou l’abondance du flux en fonction des saisons…suivant les marées d’équinoxe notamment…

Autres accessoires vestimentaires de ces années 50-80 : le « porte-jarretelles », la « gaine » et le « soutien-gorge »

Le porte-jarretelles était un accessoire vestimentaire en satin, le plus souvent couleur chair, utilisé pour tenir haut les bas. On l’enfilait à la taille par-dessus la culotte. Grosso-modo c’était une ceinture munie de deux paires de bretelles plus ou moins élastiques réparties jambe droite et jambe gauche devant et derrière, sur lesquelles étaient accrochées un système de boutonnière métal et ergot caoutchouc permettant d’agrafer l’ourlet renforcé large du haut des bas de nylon fin ou mousse. Il n’était pas aisé de fixer l’ergot de derrière. Une jupe moulante trop serrée révélait le profil des attaches. Je n’ai toujours pas compris pourquoi les hommes trouvent cet accessoire « sexy » !
D’abord en soie, les bas devinrent nylon froid et glissant après 1944, et après 1950 en mousse plus confortable ; je les faisais remonter avec des mains humides le long du mollet, car il arrivait aux bas, de façon inesthétique, de tire-bouchonner sur les chevilles.
Combien de bas amenés à des remmailleuses (profession disparue) qui réussissaient adroitement à récupérer les mailles moyennant un coût minime ! La matière était fragile, filée par l’angle du cartable ou un ongle mal limé. Il arrivait aussi qu’un peu de vernis incolore « stoppe » le départ de la maille…mais ce vernis occasionnait une plaque rigide blanchâtre visible et disgracieuse. Les premiers bas avaient des coutures qu’il fallait placer au centre du mollet, ce qui l’affinait. Plus tard, on parlait de bas sans couture ; plus tard encore ces bas furent remplacés par des collants (en 1958) qui rendaient obsolète le porte-jarretelles et bien plus tard des bas qui tenaient tout seuls enhaut de la cuisse avec du latex ou du silicone, créant parfois
des allergies locales…
Dans les années 50, les jambes n’étaient pas encore épilées comme aujourd’hui, et les bas plaquaient sans la cacher la pilosité abondante et frisée de certaines gentes dames, insulte au regard d’aujourd’hui…Bande de cire, crème dépilatoire, rasoir mécanique à lame, rasoir jetable, épilateur sont beaucoup plus récents…et répandus comme les Instituts de beauté…et la profession d’esthéticienne…
Gaine et corset des temps immémoriaux avaient pour but de contenir le ventre et le buste pour paraître plus mince et enfiler des vêtements plus serrés. Dans les années 60 la gaine apparaît en filet élastique enfilé au niveau de la taille. Elle pouvait être simple ou agrémentée d’un bustier qui servait de soutien-gorge…
Le soutien-gorge en coton, dentelles piquantes désagréables, servaient à maintenir la poitrine droite et éviter qu’elle ne tombe ou ballotte lors de mouvements brusques. Mais le soutien-gorge adapté aux sports n’avait pas encore fait son apparition.
Tous ces accessoires m’ont vite paru intolérables et dès que j’ai personnellement pu me passer de ces carcans…quelles
économies de dentelles !!!

La consultation chez le Médecin Gynécologue

Voilà un rendez-vous dont nous sommes heureuses d’être dispensées avec l’âge….même si dépistage et prévention en exigeraient peut-être la poursuite…Aucune femme ne se rend par plaisir à cette véritable séance de torture…
De façon générale je préférais choisir un médecin femme mieux disposée, me semblait-il, dans son auscultation, à mon ressenti. Avec mes amies on se passait le mot sur le médecin la plus attentionnée, la plus délicate, la plus discrète…la perle très rare… qui existe… je l’ai rencontrée… malheureusement elle a peut-être déjà pris sa retraite !!!
Un jour que « ma perle » ne pouvait me recevoir, j’ai rencontré une barbare qui me labourait le vagin de son bec de canard inox glacé (spéculum) à la recherche d’un col qu’elle ne voyait pas… A sa stupeur, j’ai compris l’inédit qu’une cliente l’accuse de blesser et faire mal ; cela ne lui était jamais arrivé… Dommage… pour les suivantes ! En ce domaine, anormal d’endurer… mais nécessité d’éduquer les médecins. Il me semble y avoir bien des choses à améliorer dans ce domaine précis, à commencer par des petits spéculums à usage unique en plastique jetable, et de la douceur, de la douceur, encore de
la douceur… Parfois, on se demande s’ils ne se vengent pas de leur mère ou belle-mère !!!

Accouchement et avortement clandestin.

Dans l’actuelle générale prise de conscience la France et les Médias s’emparent des plaintes légitimes des femmes à propos du respect de leur corps, des atteintes à leur intégrité, pour violence, viol et harcèlement sexuel où gestes déplacés, actes et paroles humiliantes sont des agressions avilissantes et insupportables.
En 1968, dans le cursus de mon Diplôme d’Etat d’Infirmière, j’effectuais, en première année, un stage de formation – ou plutôt d’observation- dans le service obstétrique hospitalier d’une grande ville, dont, par déontologie, je tais le nom tant ce que j’y vis m’édifia. Cinquante ans après les faits j’en garde toujours un souvenir exécrable.
C’était, il faut aussi le dire, une de mes premières approches de la vraie dure vie et de l’accouchement dans tout ce qu’il peut avoir de sanglant et de répulsif pour une jeune pucelle de 20 ans. Non seulement les femmes souffraient côte-à-côte dans la salle commune dite de « travail », séparées par un simple écran de toile ou un paravent, où la douleur de l’une augmentait l’angoisse de l’autre et se communiquait à toutes, mais de surcroît, elles y subissaient les réflexions sottes, machistes et vulgaires d’un médecin bien français militaire aux mains duquel les circonstances les avaient malencontreusement installées dans la position gynécologique de vulnérabilité que nous savons. Une de ses phrases humiliantes reste gravée: « T’as eu du plaisir quand c’est rentré… maintenant… faut que ça sorte ! » La pauvre dame avait encaissé sans rien dire…
Dans ce service, la seule sage-femme du personnel qui respectait les parturientes, tant de douceur que de discrétion…était d’origine espagnole…Et il en fallait de la douceur, pour le palper, le toucher à pleine main entrée avec vernis et bagues, les techniques opératoires de la « ventouse », « épisiotomie », « forceps » et pour finir suture au catgut… !
Plus tard, installée en clientèle rurale, j’ai été confrontée à la réalité du terrain et aux ravages des « faiseuses d’anges » dans leurs officines ou à domicile, avec sonde rigide, queue de persil, aiguille à tricoter ou éponge vinaigrée pour faire « passer »…le fruit résultant d’un viol survenu dans la majorité des cas… dans le mariage ou hors mariage ou inceste familial… L’opération se passait généralement un matin sur la table de la cuisine, de préférence un jour ouvrable où enfants et maris étaient à l’école et sur le chantier, et où aussi, on pouvait appeler le médecin et l’ambulancier pour amener dare-dare l’avortée aux urgences du centre hospitalier parfois distant de cinquante kilomètres pour curetage à vif afin de dissuader la patiente de recommencer. Dans le meilleur des cas, l’avortée expulsait dans la cuvette du bidet et contrôlait la présence de l’œuf ou du fœtus et du placenta. En cas d’issue incomplète voire insatisfaisante, on recommençait les « sondages » et reprenaient les angoisses et les frayeurs partagées…des responsabilités de la vie et de la mort…et du curetage à vif….
Du tarif de l’avorteuse, on ne parlait pas, mais probablement retirait-elle du « service » quelques deniers ou faveurs reconnaissantes dans la complicité de l’acte interdit par la loi qui aurait exposé prêtresse et victime à des poursuites judiciaires et pénales. Tout le monde en sortait prisonnier « mouillé » du procédé illégal scellé dans le secret.
Aux adversaires de la loi Veil en faveur de l’I.V.G. (Interruption Volontaire de Grossesse) ou décision réfléchie d’un avortement médicalisé sécurisé en centre spécialisé, j’oppose les hémorragies cataclysmiques souvent mortelles, les tétanos, septicémies et autres infections vaginales, salpingites et stérilités consécutives à ces pratiques illégales auxquelles les femmes en détresse et les jeunes-filles célibataires honteuses avaient recours, faute d’écoute, de soutien et d’aide. Et ce n’est pas vieux ; cela date seulement de trente-cinq ou quarante ans… Est-ce un retour à ce temps illégal et difficile que les jeunes générations souhaitent ? Bénie soit la loi Veil de 1975 qui a enfin sauvé bien des femmes meurtries sans augmenter la fréquence des recours à l’avortement comme le prétendent ses détracteurs! L’abrogation de cette loi serait le retour des officines et des pratiques illégales. Car les faits actuels le démontrent et le prouvent encore dans les chroniques mondiales: les hommes abusent toujours de leur force et de leur pouvoir…dont les femmes sont les premières victimes.

Les moyens contraceptifs antérieurs à la pilule et les moyens plus récents.

De tout temps les femmes et les hommes ont utilisé les boyaux de porc notamment en guise de préservatif, des gelées spermicides, des éponges… et des préservatifs en latex par la suite. Il y avait la méthode Ogino basée sur la prise de température matinale et le pic précédant l’ovulation limitant ainsi les rapports.
En France, c’est surtout depuis 1967 et la loi Neuwirth légalisant l’usage de la pilule qu’est apparue la libéralisation de la vie sexuelle. Ces pilules se sont depuis diversifiées, de fortement dosées à micro-dosées ; on a implanté des stérilets de plus en plus efficaces et indolores, puis procédé à des implants hormonaux….Mais tous ces moyens contraceptifs contraignants ou non peuvent avoir des effets indésirables et soumettent les femmes à des contrôles médicaux réguliers et surveillances laboratoires sanguines et hormonales… etc… pour éviter des pathologies consécutives… Il existe aussi des pilules dites « du lendemain » corrigeant l’oubli de prise de la veille…
Le Planning Familial est apparu après 68 en vue régulation des naissances et éducation sexuelle. Après la loi Veil, il a éduqué les jeunes et développé la prévention de grossesses non désirées et des M.S.T. (Maladies Sexuellement Transmissibles) et du Sida par l’usage du préservatif et prôné la fidélisation des partenaires.
Les femmes ont voulu pouvoir choisir le moment d’être mère et désirer leurs grossesses. Lorsque le couple a décidé que ce temps était passé la chirurgie a offert divers procédés de stérilité réversible ou pas, comme la ligature des trompes de Fallope chez la femme et la vasectomie chez l’homme qui a eu peu de succès, les hommes considérant que cela portait atteinte à leur virilité. La contraception est donc restée à la charge des femmes qui portaient « le fruit » désiré ou non désiré… d’un rapport sensément consenti. Mais combien de maris, avançant un argument de fertilité féminine et de virilité affirmée ont interdit à leurs épouses soumises la prise de pilule au prétexte d’exigence de fidélité ou de celui de les savoir fécondables, démultipliant alors leur plaisir et leur pouvoir !
Cela ne se dit pas…. mais cette idée triste et bien banale est fort répandue dans les classes populaires : ne pas être trompé et
« posséder » une vraie femme !
Au XVIème siècle bien des jeunes filles apeurées par l’idée d’une mort prématurée en couches ou de fièvres puerpérales ont refusé le mariage et entrèrent au couvent qui les protégeait du destin funeste de soumission aux caprices d’un époux riche certes mais très souvent beaucoup plus âgé.
Pour ma part, je reste personnellement bien révoltée de ce que j’ai connu de la condition féminine du XXème siècle si proche, et témoin scandalisé de l’aveuglement de notre société voire de son hypocrisie, concernant les droits des femmes et la soi-disant égalité des sexes dans tous les domaines y compris dans celui si inégal des ressources physiques.
En conclusion, mon souhait le plus cher est ne pas voir les jeunes générations revenir en arrière dans une législation restrictive contraire à la liberté fondamentale des femmes à disposer d’elles-mêmes et de leur corps… En dépit de la position de l’Eglise, ayant vu de près la souffrance réelle des femmes, en vertu de la théologale Charité, les convictions chrétiennes religieuses imposent, à mon sens, de s’y ouvrir, de la comprendre, de l’entendre et ne pas la mésestimer afin d’y apporter une écoute compassionnelle engagée…

Des dates pour les Serviettes et tampons hygiéniques

1920 Kimberly Clark, infirmière anglaise invente la 1ère serviette lavable
de la marque Kotex
1937 Earl Hass, infirmière invente le 1er tampon avec applicateur carton
1940 Tampon sans applicateur (OB)
1950 Serviettes jetables en pharmacie en France (Ruby)
1963 Serviettes jetables en grande surface en France
1970 Serviettes adhésives
1980 Tampon avec applicateur plastique (Tampax)
1990 Serviettes autocollantes à ailettes

[Total: 9 Moyenne: 4.8]

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