La « Tejas » du boulanger et les tartines au vin

Dans les années 50, dans un petit village à 50 kms de Saragosse, Sierra de Luna, il y avait 3 boulangeries et quand vous alliez chercher le pain, c’était un morceau de Bambou qui faisait office d’ardoise. Il était coupé en deux dans le sens de la longueur, les deux moitiés étaient numérotées à l’identique, le client gardait une moitié et l’autre restait à la boulangerie, pendue avec les bambous des autres clients. Quand on allait chercher le pain, on rassemblait les deux morceaux côte à côte (il ne fallait pas oublier sa moitié de bambou) et le boulanger tailladait le bord. Certains anciens m’ont rapporté qu’ils le faisaient avec une faucille car elle marquait mieux. En fin de saison, on comptait le nombre d’encoches et on payait en fonction. Il était impossible de tricher. Ce moyen était utilisé également pour la vigne. On appelait cela la Tejas (tuile en français).

Je me rappelle que dans j’étais enfant et qu’il faisait très chaud, pour goûter, ma maman nous faisait des tartines au vin. Elle mettait une tranche de bon pain à tremper dans de l’eau, rajoutait un peu de vin qui « tâche » puis saupoudrait de sucre. C’était un régal ! Pour les adultes, le pain était trempé directement dans du vin.

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