Le métier de modiste

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Nous sommes en 1931 à Pau. Ma mère, veuve très jeune, excercait le métier de repasseuse à domicile, et moi je devais travailler aussi pour subvenir à nos besoins.

A 12 ans j’avais déjà cette envie dans les doigts, de créer et transformer des chapeaux. 

Après avoir passé mon certificat d’études avec succés, je suis allée en apprentissage chez une modiste, rue Bernadotte. 

Pour former le chapeau en feutre j’utilisais un fer à repasser chauffé sur la cuisinière à charbon, ainsi qu’une pattemouille. 

Je plaçais le feutre sur des moules en bois (généralement bois de tilleul) puis je tirais dessus avec la pattemouille pour le moulage de la calotte.

 Pour le bord du chapeau je lui donnais une forme que j’étirais à la pattemouille suivant le désir de la cliente.

 En été, je façonnais des chapeaux en paille.

J’achetai la paille en forme de cône ou au mètre et suivant la mode du moment, je réalisais le chapeau suivant le souhait de la cliente.

 A cette époque il y avait pas mal de travail. Toutes les femmes portaient des chapeaux, surtout pour se faire remarquer le dimanche et principalement à l’église. Pas question d’avoir le même chapeau que la voisine, donc je changeais les garnitures à savoir : plumes, fleurs ou rubans.

 J’aimais beaucoup ce métier, depuis lontemps disparu hélas…

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