Le rasoir de Lulu

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Lulu, mon beau-père, m’a fait cadeau, il y a une dizaine d’années, du rasoir de son père.

Il s’agit d’un rasoir mécanique Gillette ™ datant des années 50, que son père lui avait donné.

 

A cette époque-là, pour se raser il y avait aussi le rasoir droit, appelé « coupe-choux ». Avec un tel appareil, le rasage était long si on n’avait pas le coup et il nécessitait une certaine concentration pour éviter les blessures. Il fallait affûter la lame à chaque fois qu’on l’utilisait. Pour cela on utilisait une lanière en cuir spécialement réservée à cet effet, ou, encore mieux, une planche en aloès, couverte de cuir de l’autre côté : on commençait à affûter côté aloès, avec une crème spéciale, puis on fignolait côté cuir. C’est ce rasoir qu’utilisaient les barbiers qui à cette époque commençaient à se reconvertir en coiffure : « on n’y allait que pour les grandes occasions ».

« Quant au rasoir électrique, il existait déjà, mais il ne répandit chez nous que dans les années 60. »

Le rasoir de Lulu est un « rasoir de sécurité à lames interchangeables ». Il était très répandu à l’époque. Son utilisation est très simple : en bas de la poignée, un bouton tourne et ouvre ainsi la partie supérieure qui abrite la lame.

On change cette dernière quand elle est usée des deux côtés. « A l’époque, pour faire durer les lames plus longtemps, on les affûtait en les frottant à l’intérieur d’un verre ». Ce modèle-là possède en plus une molette de réglage, juste sous la lame, qui permet d’adapter précisément la longueur de la coupe.

De nos jours, heureusement, on trouve encore des lames Gillette ™. Ces dernières sont mêmes enduites d’un produit pour glisser sur la peau ! Quand on sait que les lames sont recyclables, que le paquet vaut 2 € et que, personnellement, ça me fait l’année, on laisse loin derrière tous les rasoirs jetables !

Et en plus, quel plaisir d’utiliser un outil durable, à une époque où tout se jette !

Jacques BIREBONT

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