Urt

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En 1193, le lieu-dit « Aurt » était habité par quelques familles, groupées en cinq maisons dont il reste quelques traces de la plus ancienne appelée « Macaye », devenue aujourd’hui l’Auberge de la Galupe.

Traditionnellement, certains pêcheurs qui, en attendant la marée, habitaient dans leurs bateaux, allaient y prendre la soupe, le pain, le vin et le couvert. Chacun pouvait trouver à Urt l’étape nécessaire pour reposer hommes et bêtes. Il est amusant de savoir qu’au XVIIIème siècle, le saumon était si abondant que les pouvoirs publics, afin de maintenir la paix sociale dans le Bas-Adour, limitèrent la consommation de ce poisson à deux ou trois fois par semaine par les domestiques et autres serviteurs. Ceux-ci se plaignirent longtemps du fait que leurs maîtres leur faisaient manger du saumon tous les jours…

En 1900, la pêche s’effectuait à marée descendante : trois hommes sur le chaland, un autre à terre tenant solidement le cordage du filet qui formait une grande boucle dans le fleuve; il était ensuite ramené à terre à l’aide d’un cabestan placé à demeure sur la rive, rempli des poissons piégés par ce mouvement tournant. Tous les pêcheurs étaient des « Inscrits Maritimes » et effectuaient leur service militaire dans la Marine, comme leurs collègues de la Côte Basque.

Aujourd’hui, il ne reste que très peu de pêcheurs professionnels. Dans leurs filets, ils pêchent lamproies, aloses, saumons, mais aussi des pibales avec de petits filets ou au tamis, et des anguilles dans des nasses. Malheureusement, la pollution et les barrages sont la cause d’une diminution du nombre de poissons. La pêche est bien moins fructueuse qu’il y a 50 ans et l’activité des pêcheurs est moindre. Au début du XIXème siècle, Urt était véritablement un village de pêcheurs. On vendait, consommait et vivait de la pêche.

Extrait du site de la commune d’Urt

Voici la commune d’Urt vu par ses habitants lors du passage de l’Agence Départementale du Numérique en septembre 2017.

 

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